La mise au point (autofocus)

Faire la mise au point (MAP) avant de faire une photo se résume à faire que la photo soit nette. Le degré de netteté de l’ensemble de l’image étant dépendant de la Profondeur de Champ. Le fonctionnement de la mise au point expliqué brièvement. Dans une optique photographique munie d’un autofocus il y a des groupes de lentilles et un moteur électrique.

L’autofocus mesure la distance qui sépare le plan focal (capteur numérique) du sujet sur lequel est faite la mise au point. Le moteur électrique déplace les groupes de lentilles en fonction de cette mesure pour obtenir une image nette.

C’est comme si vous preniez une loupe et que vous la déplaciez d’avant en arrière pour obtenir la netteté des inscriptions illisibles à l’œil nu. C’est justement le déplacement des lentilles que l’on entend quand on fait la mise au point, le fameux « zic zic » qui provient de l’optique.

Si vous faite une mise au point dans un espace sombre, vous constaterez qu’un petit faisceau lumineux rouge venant du boitier éclaire le sujet-là ou est faite la mise au point. C’est ce que l’on appelle l’assistance AF, il éclaire pour pallier au manque de lumière, ce qui permet à l’autofocus de « voir » ou il doit faire la MAP, et donc de faire que l’image sera nette ou du moins que le sujet le soit, vu que pour l’ensemble de l’image cela dépend de la profondeur de champ.

Pour effectuer une MAP, il vous faut appuyer  à mi-course sur le déclencheur de l’appareil photo. Vous constaterez qu’un ou plusieurs petit points ronds ou carrés selon le modèle de l’appareil s’allument dans le viseur et ou sur l’écran arrière. Ces petits points, ou carrés sont des collimateurs, que nous verrons juste après l’autofocus. Comme pour les autres réglages, vous avez plusieurs choix de réglages concernant l’autofocus :

Le mode AF-A  (tout automatique)

Je le déconseille vivement, car il a pour fâcheuse habitude de faire la mise au point sur ce qui est le plus proche de l’appareil photo. Si vous souhaitez faire la MAP sur un sujet qui se trouve à 5 m et qu’un arbre par exemple se trouve plus proche que le sujet, le mode AF-A fera 9 fois sur 10 la MAP sur l’arbre et non sur le sujet choisi. Laissons le mode AF-A à celles et ceux qui ne savent pas, et qui ne souhaitent pas savoir.

Le mode MF (Manuel Focus)

Comme son nom l’indique, c’est le mode manuel, c’est à vous d’effectuer la MAP manuellement en tournant la bague qui se trouve sur l’optique. Vous pouvez vous aidez en regardant l’image sur l’écran de contrôle de l’appareil tout en tournant la bague et de juger par vous-même quand c’est net. Autre méthode, vous tournez la bague jusqu’à ce que le ou les collimateurs s’allument, puis vous déclencher pour faire la photo.

Le Manuel Focus est utilisé sur des optiques dépourvues d’autofocus, ou pour des cas particuliers comme pour les photos (macro) et pas toujours,  ou dans des conditions de prise de vue difficiles. Je ne m’attarde pas sur ce mode, si vous avez une optique avec auto-focus, autant vous en servir dans un premier temps, libre à vous d’explorer le MF plus tard. Ne perdez pas de vue que le Manuel focus prend plus de temps qu’un auto-focus. Je précise que ces articles sont destinés aux débutants, c’est la raison pour laquelle je ne parle pas de manuel-focus lié à l’hyperfocale. Inutile donc aux non débutants de me dire en commentaire que vous êtes rapide car vous utilisez l’hyperfocale !

Voyons maintenant les mode auto-focus les plus courants. (sauf le mode AF-A déjà vu)

Le mode AF-S ou one shot sur canon

C’est le mode que l’on utilise généralement pour faire la mise au point sur des sujets immobiles comme pour des portraits posés ou encore des paysages.

Vous appuyez à mi-course sur le déclencheur, la MAP s’effectue sur votre sujet. Vous pouvez faire la photo. Si vous ne faite pas la photo, et tant que vous ne relâchez pas le déclencheur, la MAP est bloquée. Ce qui signifie que du fait qu’elle soit bloquée vous pouvez bouger légèrement l’appareil photo de gauche à droite et changer de cadrage. Cela dit, la mise au point reste là ou vous l’avez faite vu qu’elle est bloquée. Ne perdez jamais de vue que la mise au point est comme dit précédemment calculer en fonction de la distance qui sépare le sujet du plan focal. Si quand vous avez fait la MAP vous avancez où reculer, vous devez faire une nouvelle MAP sinon se sera flou.

Le mode AF-C ou AI servo chez canon

Le mode AF-C est un mode de mise au point continue, et donc destiné à la photo de sport par exemple. Il permet de suivre un sujet en mouvements et d’obtenir une photo nette vu que la      mise au point est faite en continue tant que vous gardez le déclencheur à mi-course. Bien évidemment il va de soi que si vous photographiez une Formule 1 à 300 km/h tout en ayant une vitesse d’obturation faible, la belle F1 ne sera pas nette. La netteté d’une image ou de son sujet en AF-C est dépendante de la vitesse d’obturation et de la manière de prendre la photo.

Voici trois exemples pour trois rendus de photos différents avec un même sujet :

Prenons la belle F1 que vous allez photographier de côté, elle passe sur la ligne droite et vous êtes sur le bas-côté de la piste : Vous choisissez le mode AF-C et une vitesse d’obturation élevée comme 1/4000. Vous avez préalablement fait les réglages de la sensibilité ISO et de l’ouverture du diaphragme pour obtenir une exposition à votre gout.

Cas n°1

Vous souhaitez que seule la voiture soit nette.Il vous faut la suivre avec l’appareil photo comme si vous visiez un oiseau en vol avec un fusil. Du fait que vous suiviez la voiture, que votre vitesse d’obturation soit élevée seule la voiture sera nette, tout le reste sera flou du au mouvement latéral de l’appareil photo.

Cas n°2

Vous souhaitez que tout soit net.Vous placez l’appareil, vous ne bougez pas et attendez que la voiture soit dans le cadre pour faire la photo. Du fait d’une vitesse d’obturation élevée, et, que l’appareil ne bouge pas tout sera net, la voiture et l’arrière-plan.

Cas n°3

Vous souhaitez que la voiture soit floue et l’arrière-plan net pour donner un effet de filet. Vous réduisez la vitesse d’obturation comme à 1/200 (faire des essais) et comme le cas n°2 vous attendez que la voiture soit dans le cadre sans bouger. Du fait que vous ne bougiez pas l’arrière-plan sera net, et comme la vitesse d’obturation n’est plus 1/4000 mais 1/200 et vu que la voiture roule à 300 km/h vous avez de forte chance d’obtenir la photo désirée.

Comme indiqué ci-dessus, la netteté en mode AF-C dépend aussi de la manière de faire la photo. Nous avons ici trois photos différentes avec le même sujet (la voiture) et faite au même endroit (le bas-côté de la piste).

L'autofocus est lié aux collimateurs

Les collimateurs :

Les fameux petits points ou carrées qui s’affichent sur l’écran et dans le viseur. Eux aussi bénéficient de plusieurs réglages en fonction de vos besoins, de vos choix.

D’une part le fait qu’ils s’allument vous permet de savoir ou est faite la mise au point.

D’autre part, si comme sur mon appareil il(s) reste(nt) allumé(s) quand la mise au point est effectuée, vous savez que vous pouvez faire votre photo sans crainte ni doute.

Prenons les modes de réglages des collimateurs les plus répandus.

Le collimateur central

Il est au centre du capteur, et, est généralement le plus performant, bien que de nos jours les boîtiers se sont considérablement améliorés et de fait, les collimateurs avec.

Le « défaut » du collimateur central c’est qu’il vous oblige à centrer le sujet vu qu’il est central. Dans l’hypothèse où vous effectuer un recadrage après avoir fait la mise au point pour que votre sujet ne soit pas centré, cela nécessite d’utiliser le mode AF-S, de ne pas relâcher le déclencheur, de recomposer (recadrer) votre image pour ensuite déclencher la photo.  Il est évident que ça prend du temps et une certaine habitude, sans parler qu’il n’est pas très bon de déplacer l’appareil après avoir fait la mise au point, surtout quand vous êtes le propriétaire d’un appareil doté d’un capteur de plus de 24 Mpx. Au plus le capteur a de pixels, au plus la mise au point doit être précise pour obtenir un sujet bien net.

Les groupes de collimateurs :

L’ensemble des collimateurs est divisé en trois groupes selon les modèles d’APN.

Vous avez un groupe qui couvre le côté gauche du capteur, un le côté droit et un autre le centre. J’utilise parfois ce genre de choix pour du paysage avec l’appareil photo sur trépied. Comme il est sur trépied je choisi le cadrage voulu, puis je verrouille la rotule pour que l’appareil ne bouge plus. Du fait que la rotule soit bloquée le groupe de collimateur me permet de définir la zone sur laquelle je souhaite mettre l’accent, mettre en évidence telle ou telle partie de l’image.

Le collimateur local :

A l’aide de la roulette placée sur le bloc arrière de l’appareil photo, vous pouvez choisir le collimateur que vous souhaitez utiliser. Une fois votre cadrage effectué, vous utilisez la roulette et placer le collimateur sur la partie du sujet qui vous intéresse. J’utilise cet option 95% du temps pour éviter de déplacer l’appareil comme l’oblige le collimateur central quand on ne veut pas que le sujet soit centré. Tout comme ce dernier, cela nécessite un certain entrainement et une habitude pour ne pas être trop long pour faire une mise au point, surtout si vous faite du portrait par exemple. Cela dit, l’habitude et la rapidité  d’utiliser ce mode ne prend pas des années non plus. En deux mots, c’est le collimateur que je conseille d’utiliser généralement.

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