Le fonctionnement du triangle de l’exposition

Entrons dans le vif du sujet. Comme déjà dit, les trois paramètres gérant l’exposition  sont indissociables.  

Quand l’exposition souhaitée est trouvée, et que l’on touche à l’un des trois paramètres il nous faudra obligatoirement compenser cette action avec l’un des deux autres paramètres voir avec les deux.

Sur tous les appareils photo numériques vous avez sur l’écran arrière et ou dans le viseur une information qui ressemble à ceci :

Ceci est un posemètre, il permet de mesurer la lumière réfléchie par le sujet et donc l’exposition.

Comment régler l’exposition avec le posemètre intégré ?

  • 1- Je règle la sensibilité Iso. Il fait beau, il y a de la lumière, je choisi donc la sensibilité native comme 100 ou 200 selon mon appareil.
  • 2- Je choisi mon diaphragme, mon sujet photographique est un paysage. Comme je vais faire de la photo de paysage, je choisi que la netteté soit étendue dans mes images, donc je vais choisir une petite ouverture entre f/11 et f/16 pour avoir une grande Profondeur de Champ.
  • 3-Il me reste maintenant à caler la vitesse d’obturation, et faire en sorte que le petit curseur qui bouge sous le posemètre soit sous le zéro, pour obtenir une exposition neutre.

Si le curseur est sur la gauche du zéro c’est qu’il y a une sous-exposition de l’image (image plus sombre). 

Si le curseur est sur la droite du zéro, c’est qu’il y a une surexposition de l’image (image plus claire)

C’est fini, je viens de faire tous les réglages de l’exposition moi-même en mode manuel, j’ai décidé de tout, je n’ai pas laissé l’appareil photo décider pour moi, ce sont bien mes photos et mes choix, pas ceux d’un automatisme.

Attention, ne vous fiez pas à l’histogramme de l’appareil photo pour juger de la bonne exposition de vos images, contrairement à ce que disent majoritairement les « formateurs … » du web

Il existe une fausse affirmation courante selon laquelle vous pouvez vous fier à l’histogramme de l’appareil photo pour juger de l’exposition correcte de vos photos, mais il s’agit d’une erreur majeure si vous photographiez en RAW. 

Le problème avec les histogrammes des appareils photo est qu’ils affichent des informations basées sur la sortie d’un fichier JPEG qui par nature est un fichier compressé.

En aucune manière l’histogramme de votre appareil photo n’est en mesure d’afficher les informations d’un fichier RAW. Seul un logiciel installé sur votre ordinateur comme le logiciel du constructeur de votre appareil photo, ou encore Lightroom, Capture one, Luminar et j’en passe sont capables d’afficher l’histogramme d’un fichier RAW.

Ne perdez jamais de vue qu’un appareil photo est incapable d’afficher un fichier RAW, il est donc obligé de le convertir, le plus souvent en Jpeg, pour pouvoir afficher un histogramme. De fait, l’histogramme affiché et bien l’histogramme d’un fichier « jpeg COMPRESSE» à qui il manque une tonne d’informations.

Les capteurs numériques sont linéaires, ce qui signifie que la plus grande partie des données est stockée dans la partie la plus lumineuse de l’exposition, suivie d’une baisse conséquente à chaque réduction successive de la luminance. 

En pratique, les histogrammes des appareils photo commencent à clignoter (avertissements de surbrillance) bien avant que ceux des fichiers RAW avec d’énormes pertes potentielles dans la plage dynamique.

Selon votre appareil photo, jusqu’à 50% de la plage dynamique potentielle peut être perdue si vous vous fiez à l’histogramme du fichier Jpeg de l’appareil photo. Si votre appareil photo est capable de reproduire une scène avec 10 IL de plage dynamique, 5 IL pourraient être perdus instantanément sans moyen de récupération. Cette erreur affecte chaque image que vous prenez, conduisant à des images plus plates avec des informations d’ombres et de surbrillances réduites.

Pour en savoir plus sur  L’Histogramme c’est quoi ?

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