Balance des Blancs et RAW

Si tu shootes en RAW le réglage de la balance des blancs est inutile, tu la feras plus tard en post-prod !

Oui mais ?

Qui n’a pas entendu cette phrase qui laisse penser que tout est aussi simple que cela, et que par magie, vous allez rattraper les erreurs faites AVANT la prise de vue.

Cette affirmation de dire que la balance des blancs peut être corrigée en post-prod est vraie à la condition que votre exposition soit « parfaite » ou plutôt rigoureusement la même à la prise de vue. La balance des blancs est directement liée à l’exposition de vos fichiers. Mieux que ça, si vous êtes en extérieur et que vous utilisez une charte de gris 18% sans avoir pris soins de bien régler l’exposition en amont, votre BdB sera erronée même sur le fichier RAW. En effet le posemètre de l’appareil photo mesure la lumière réfléchie par le sujet, de fait si la lumière réfléchie par le sujet n’est pas de 18% (correspondant à un posemètre sur zéro) la BdB ne sera pas la même. Et comme un écart d’exposition a une influence sur les couleurs (saturation, contraste, luminosité) forcément la balance ne sera pas juste.

Par ailleurs, imaginons que vous fassiez un shooting en extérieur.

Vous vous dite, j’ai lu et on ma expliqué que la BdB pourra être faite en post -prod, je verrais ça après ! Cela signifie que vous devez être sûr de trouver une partie de l’image correspondant à un gris moyen pour pouvoir faire une BdB approximative. Dans la cas ou vous avez trouver cette partie de l’image ou faire une BdB cela indique que vous allez l’appliquer à toutes vos photos, ou de faire une BdB photo par photo.

  1. Si vous l’appliquez à toutes les photos, histoire d’avoir la même partout, elle ne représentera pas la réalité vu que la lumière et donc la couleur change tout le temps dans la journée. (A 12h00 la couleur réelle d’une image ne sera jamais la même qu’à 17h00)
  2. Si vous la faite en post-prod photo par photo, aucun intérêt c’est encore plus long que de la faire à la prise de vue, et c’est tout aussi imprécis que de chercher une zone neutre dans l’image avec la pipette de votre logiciel.

Nous voyons donc que cette argument du RAW et de la balance des blancs en Post-Prod est loin d’être une vérité absolue et surtout hasardeuse.

Alors quelle est la solution la plus simple ?

Si vous souhaitez avoir une BdB juste qui reflète la réalité de la température de la couleur sur toutes vos photos, il y a une solution.

  • Vous devez faire une BdB personnalisée à l’aide d’une charte de gris en ayant une exposition juste, identique, que vous appliquerez sur toutes vos photos.
  • Vous devrez la refaire toutes les heures et ou à chaque fois que vous constatez un changement de lumière. (un nuage qui cache le soleil par exemple)
  • A chaque fois que vous changez d’endroit une BdB personnalisé doit être faite. (ça prend 15 secondes)

Pour faire simple, toutes les heures ou toutes le 20 photos faite tenir la charte de gris 18% à une personne de votre entourage ou positionnez là à l’endroit où vous allez faire des photos et prenez là en photo pour avoir une référence de gris 18% par la suite sur votre logiciel de développement.

A chaque fois que vous arriverez sur la photo où se trouve la charte de gris, prenez la pipette sur votre logiciel et faite une nouvelle mesure correctrice. C’est la seule manière d’être « sûr » d’avoir une BdB exacte si vous n’avez pas fait varier l’exposition sans avoir refait une mesure.

En mode A ou S le problème de l’exposition ne se pose pas, l’exposition sera inchangée. En mode M c’est à vous de maintenir la même exposition sur toutes vos photos.

Si vous avez des questions, ou si vous n’avez pas compris, c’est dans les commentaires que ça se passe.

Si vous utilisez une charte de couleur Datacolor Spyder 24

Faite votre exposition sur la vignette E2 en remplissant le cadre. Puis faite une balance des blancs personnalisée sur la même vignette ou sur la face arrière grise de la charte.

En post-production la vignette E1 vous servira à mesurer les blancs. Placez la pipette du logiciel et faite le réglage du blanc pour obtenir une Valeur R.V.B à 230/230/230 ou 90% (le plus proche possible).

Servez vous ensuite de la vignette E6 pour le noir et obtenir une valeur R.V.B de 10/10/10 u 4% (le plus proche possible).

L’Histogramme c’est quoi ?

Un histogramme est un graphique statistique. Au fur et à mesure du développement de la photographie numérique, les concepteurs ont incorporé des histogrammes dans les appareils photo pour fournir une représentation graphique de l’image enregistrée numériquement. Cependant, même aujourd’hui, leur fonction n’est pas entièrement comprise et les informations qu’ils fournissent sont souvent mal utilisées.

Comme le montre la figure 1 ci-dessus, votre appareil photo numérique crée un histogramme qui décrit la plage tonale de chaque scène que vous capturez. Le processeur de l’appareil photo localise chaque élément d’image (pixel) sur cette échelle horizontale en fonction de sa luminosité relative de 0 (noir) à 255 (blanc). 

Concrètement avec un appareil photo numérique :

Vous effectuez l’exposition sur une charte de gris 18%. Vos réglages sont (exemple)  100 Iso    f/8     1/100 = exposition à 0 (zéro)

Vous êtes donc en zone 5.

Si vous changez de réglage la zone change aussi. Exemple :  100 Iso   f/5.6    1/100

Vous êtes maintenant en zone 6.

f/8 à f/5.6 = (+1IL) Où 100 Iso    f/11    1/50

Vous êtes toujours en zone 5 car f/11 = -1IL et 1/50 = +1IL

-1 + 1 = 0 pas de changement.

Retour à l’histogramme :

Les pixels de luminosité égaux sont empilés verticalement les uns sur les autres pour créer des lignes de hauteurs variables. Le résultat est un graphique de lignes verticales très fines qui peut apparaître comme une courbe lisse, une série de lignes irrégulières ou une combinaison des deux.

Un histogramme ne peut pas vous dire les rapports d’éclairage,  du mélange flash / ambiance ou si le sujet est correctement exposé.

C’est pourquoi l’utilisation d’un flashmètre/Posemètre à main, avec l’histogramme de votre appareil photo, est le meilleur moyen d’assurer des résultats optimaux qui peuvent être facilement reproduits.

La photographie serait beaucoup plus facile si les histogrammes avaient de « bonnes » formes et de « mauvaises » formes immédiatement reconnaissables et s’il y avait des « formes idéales » qui garantissaient des résultats parfaits. 

La vérité c’est que ce ne sont que des graphiques, et qu’il n’existe pas de forme d’histogramme idéale. 

Tous les histogrammes ci-dessous sont tous très différente car les distributions tonales des images qu’elles représentent sont également très différentes.

Un histogramme est un excellent outil pour déterminer si la plage de luminosité d’une scène s’adaptera à la plage dynamique de votre appareil photo.  Autrement dit, s’il s’inscrit dans les limites des côtés gauche et droit, vous aurez très probablement une image facilement imprimable. Cependant, si la forme de l’histogramme est poussée contre l’un ou l’autre côté, vous devez comprendre la différence entre les images normalement exposées, hautes et basses, et la possibilité de perdre un détail de surbrillance ou d’ombre dans la scène que vous essayez d’enregistrer.

L’histogramme que vous visualisez sur l’appareil photo est l’histogramme issu d’un fichier Jpeg et non celui d’un fichier Raw.

Lire article : L’histogramme outil magique ?

Les histogrammes ne sont pas capables de déterminer l’exposition exacte du sujet, ou les variations des mélanges de lumière.

Dans les figures 2 à 6, les tons sont organisés en commençant sans tons moyens, simplement en noir et blanc. Chaque figure successive ajoute des pas de demi-ton. Les étapes de chaque figure sont de taille et de forme égales. Les histogrammes résultants montrent clairement chaque ton comme une ligne de hauteur égale qui est uniformément répartie sur l’échelle horizontale.

Comme l’illustre l’image ci-dessus, même lorsque le nombre d’étapes augmente pour donner l’impression d’une gradation continue, l’histogramme résultant montre toujours toutes les tonalités discrètes.

Qu'est-ce que le zone system d'Ansel Adams ?

C’est un système de mesure de la lumière, inventé à la fin des années 30 par le célèbre photographe paysagiste américain ANSEL Adams, qui lui permettait de faciliter le travail postérieur de tirage en chambre noire (labo ou PT) et d’améliorer le rendu de la réalité.Il l’a appelé zone system. Et plus tard on a conservé son nom d’origine dans le monde entier, en y ajoutant celui de son inventeur.

Ayant constaté que le contraste lumineux dans la réalité est plus important que celui qui peut être enregistré par une surface sensible, Ansel Adams a établi qu’il suffisait d’enregistrer un écart de 10 valeurs de diaphragme. Il les a numérotées de 0 à 9.

Les teintes sont celles du rendu sur papier.

La zone 5 est celle du gris moyen, celui de la charte grise– le gris qui renvoie 18% de la lumière, ce qui est la moyenne de la lumière réfléchie.

Chaque zone correspond au double de lumière de la zone précédente, ce qui correspond à un diaphragme ou un IL (Indice de Lumination)

Seules les zones 3 à 7 contiennent des détails reproductibles sur un tirage papier quand on expose pour la zone 5. On constate donc qu’il y a deux zones de part et d’autre du gris moyen, c’est à dire deux diaphragmes, dans lesquelles on aura du détail.

C’est la zone 5 qui est la zone de référence du système.

C’est l’heure de prendre une photo

Si vous lisez cet article c’est que vous avez lu les articles suivants

APN01-Le triangle de l’exposition

APN02 – Le fonctionnement du triangle de l’exposition

APN03-La vitesse de sécurité à main levée

APN04- La balance des blancs

APN05- La mise au point (autofocus)

APN06 – La mesure de la lumière

et que vous êtes impatient de faire une photo en mode Manuel. Après avoir vu l’exposition en mode Manuel avec les réglages du triangle de l’exposition (ISO, vitesse, diaphragme).

Après avoir vu les réglages de (l’autofocus, les collimateurs, la balance des blancs, la mesure de la lumière) voyons comment préparer une sortie photo.

Nous avons tous eu le même problème à nos débuts, on lit des articles, on écoute les conseils de Pierre Paul et Jacques, et une fois sur le terrain on ne se souvient plus de rien. Tout se mélange dans notre tête, on ne sait plus quel réglage utiliser, on ne pense plus à la composition de l’image, on ne regarde pas le cadrage, pour un portrait on ne dirige pas son modèle etc etc etc.

Je vous rassure, je suis moi même passer par là avant de comprendre que pour y parvenir il faut deux choses :

1 – Se fixer un but, avoir un objectif précis

2 – Etre logique, discipliné et cohérent

Oui évidement, facile à dire quand on sait, mais quand on ne sait pas ou se trouve l’objectif précis, et la cohérence dans un domaine ou l’on débute ce n’est pas si évident que ça ! Ne partez pas de la maison avec votre APN sans savoir ce que vous allez photographier.

Pourquoi ?

C’est simple, si vous n’avez pas un but, une intention photographique, vous n’avez déjà pas un sujet, un thème photographique. Pour faire de LA photo, se faire plaisir, et avoir un résultat, il faut obligatoirement avoir un but, un thème, une envie, une intention. Si vous partez de la maison avec un téléobjectif et que vous vous trouvez devant un paysage par exemple les choses commencent mal.

Le simple fait de se fixer un but, détermine à la base, le choix du matériel.

Reprenons l’exemple du Paysage, cela indique, grand angle, trépied, filtre, télécommande, et un lieu. Si vous partez faire du paysage vous savez ou vous allez, c’est déjà une bonne chose. Puis vous savez quel matériel prendre avec vous, encore une bonne chose. Et pour finir, comme vous savez ou vous allez faire ces photos, vous savez ce que vous voulez obtenir.

Conclusion, les questions :

Intention photographique, choix du matériel, lieux, ne se posent déjà plus. Mieux que ça, je sais avant même de partir comment régler 95% de mon APN.

Autofocus: AF-S. (sujet immobile)

Mesure de lumière: Matricielle. (sur l’ensemble du capteur donc de l’image)

ISO : 100-200. (valeur native du capteur)

Collimateur:  Central, ou groupe. (à définir en fonction)

Balance des blancs: Automatique (elle marche bien)

Type d’enregistrement: (Fichier RAW)

Comme nous parlons de Paysage, tout comme le portrait, nous parlons de netteté et de profondeur de champ. C’est donc le choix qu’il vous reste à faire, quel diaphragme. J’ai réglé les ISO, je détermine une PDC en faisant le choix d’un diaph, puis j’ajuste la vitesse pour avoir l’exposition souhaitée. Pour ce qui est des réglages c’est terminé !!!

Me voilà bien dégrossi, il me reste à me placer, savoir qui sera le sujet, trouver le bon angle de prise de vue, faire attention de savoir ou se trouve la lumière, composer mon image, cadrer et déclencher.

Avant de poser son trépied, je visite l’endroit, je cherche un point de vue, un angle. C’est en bougeant, en se déplaçant, que le sujet va vous sautez aux yeux. Qui dit sujet dit composition, cadrage, intention, rendu final.

Vous savez ce que vous voulez faire, d’où vous allez le faire, et comment vous allez faire. Il ne vous reste alors qu’à faire la photo et voir si elle correspond à vos attentes et le tour est joué. C’est valable pour toutes les photos, il faut être méthodique, avoir une logique du déroulement de la séance photo, se fixer des règles.

Ne commencez pas à faire des photos à vos débuts qui demande un savoir, une maîtrise, et une technique particulière. Faite vous les dents avec des sujets immobiles, apprenez à comprendre la lumière et donc à gérer l’exposition. Familiarisez vous avec votre matériel.

Prenez le temps, ne faire que 10 photos n’est pas un problème bien au contraire. En faire 300 n’est pas un gage de réussite quand on débute, 290 finiront à la corbeille, pour au final une déception garantie.

Partez de chez vous en vous disant je n’ai que 24 poses, comme quand on avaient les pellicules à l’époque. Se fixer une limite oblige à réfléchir avant de faire. Photographier tout et n’importe quoi ne vous apporte rien, si de la déception arrivée à la maison ça oui.

Conclusions :

Bien que cela puisse vous semblez complexe, difficile, et technique, il n’en n’est rien. Dite vous que tout débutant trouve cela difficile à ces débuts, alors que :

Si l’on regarde bien, quand on a compris le fonctionnement de l’exposition en mode manuel, il ne reste que 4 paramètres à régler pour obtenir la photo que l’on souhaite obtenir. Bien souvent, quand on a un sujet de prédilection comme le portrait ou le paysage, ou encore la photo de sport, le choix des réglages des 4 paramètres en question sont les mêmes dans 90% des cas.

Quelques conseils quand même :

Choisissez un thème photographique que vous aimez particulièrement

Ne faite que des photos de ce thème jusqu’à ce que vous « jongliez » dans les réglages de votre appareil photo, et que vos photos soient celles que vous rêviez d’obtenir. Pratiquez encore et encore, c’est la seule vraie formation digne de ce nom. Familiarisez-vous avez les menus de votre appareil photo, c’est le meilleur moyen de ne pas chercher tel ou tel réglage le moment venu. La technique du « essais erreur » est formatrice, c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Soyez déterminé et assidu.

Ne prenez pas pour argent comptant les compliments de vos proches, ou de vos « amis Facebook » qui la plupart du temps ne comprennent absolument rien à la photographie. Ils ne sont pas en mesure de savoir si votre photo est réussie ou pas, et dans le meilleurs des cas ils ne voudront pas vous faire de la peine.

Obtenir des « likes » de vos photos présentées à vos proches ou sur les réseaux sociaux n’est surement pas synonyme de réussite ou de savoir faire de votre part, croyez-moi.

La mesure de la lumière de l’APN

Pour obtenir une exposition « correcte » il faut mesurer la lumière qui atteint le capteur numérique. Vous avez sur votre appareil photo la possibilité de choisir là encore comment le capteur doit mesurer la lumière.

Les trois possibilités de réglage les plus rependues mesurent tous la lumière en mode réfléchie. La mesure réfléchie mesure la lumière réfléchie par le sujet vers l’APN. Si votre sujet est marron, la mesure ne sera pas la même que s’il est bleu clair. Si vous avez un couple de mariés en blanc et noir comme c’est souvent le cas, cela pose un problème. En effet, le mode de mesure réfléchie fonctionne comme suit :

Le sujet est noir, l’APN va surexposer pour qu’il ne soit plus noir mais gris moyen   « 18% »

Le sujet est blanc, l’APN va sous-exposer pour qu’il ne soit plus blanc mais gris moyen « 18% »

Revenons aux mesures réfléchies que fait un APN.

La mesure matricielle ou multi-zones

La mesure est effectuée sur tout le capteur numérique et effectue une moyenne pour obtenir des zones de l’image ni trop claires ni trop foncées. Du fait que le choix de la mesure dépende d’une moyenne, il arrive fréquemment que le résultat obtenu ne soit pas celui espéré. Il est un choix de mesure en quelque sorte pratique par moment, mais loin d’être un outil de mesure performant à mes yeux.  

La mesure à pondération centrale

La mesure est effectuée principalement au centre du capteur en tenant compte néanmoins du reste de la surface du capteur. Utile pour des photos à contre-jour ou pour du portrait. 

La mesure sport  

La mesure est effectuée sur le ou les collimateurs actifs avec les appareils récents. C’est la mesure que j’utilise le plus fréquemment quand je n’utilise pas mon posemètre à main que j’affectionne particulièrement pour les raisons évoquées ci-dessus. Flashmètre/Posemètre   Mesurer la lumière

C’est le mode de mesure le plus fiable surtout en portrait. Ne tenant compte que de la lumière ou est faite la mise au point et donc le sujet. Pour du portrait cela nécessite un cadrage serré pour éviter un arrière-plan surexposé voire cramé. Et comme seule l’exposition du sujet compte quand les conditions lumineuses sont difficiles, il est LE choix le plus judicieux après le posemètre à main. 

Astuce : Si vous utilisez ce mode de mesure et que vous ne souhaitez pas faire un cadrage serré sur le sujet comme je le conseille ci-dessus, voici comment procéder pour que la mesure reste inchangée. Zoomer sur le sujet, faite la mise au point et donc la mesure de la lumière qui est faite en même temps que la MAP. Verrouillez votre mesure avec le petit bouton dédié à ça (voir notice de votre appareil). Une fois verrouillée, dé-zoomer et cadrer comme bon vous semble.

La mise au point (autofocus)

Faire la mise au point (MAP) avant de faire une photo se résume à faire que la photo soit nette. Le degré de netteté de l’ensemble de l’image étant dépendant de la Profondeur de Champ. Le fonctionnement de la mise au point expliqué brièvement. Dans une optique photographique munie d’un autofocus il y a des groupes de lentilles et un moteur électrique.

L’autofocus mesure la distance qui sépare le plan focal (capteur numérique) du sujet sur lequel est faite la mise au point. Le moteur électrique déplace les groupes de lentilles en fonction de cette mesure pour obtenir une image nette.

C’est comme si vous preniez une loupe et que vous la déplaciez d’avant en arrière pour obtenir la netteté des inscriptions illisibles à l’œil nu. C’est justement le déplacement des lentilles que l’on entend quand on fait la mise au point, le fameux « zic zic » qui provient de l’optique.

Si vous faite une mise au point dans un espace sombre, vous constaterez qu’un petit faisceau lumineux rouge venant du boitier éclaire le sujet-là ou est faite la mise au point. C’est ce que l’on appelle l’assistance AF, il éclaire pour pallier au manque de lumière, ce qui permet à l’autofocus de « voir » ou il doit faire la MAP, et donc de faire que l’image sera nette ou du moins que le sujet le soit, vu que pour l’ensemble de l’image cela dépend de la profondeur de champ.

Pour effectuer une MAP, il vous faut appuyer  à mi-course sur le déclencheur de l’appareil photo. Vous constaterez qu’un ou plusieurs petit points ronds ou carrés selon le modèle de l’appareil s’allument dans le viseur et ou sur l’écran arrière. Ces petits points, ou carrés sont des collimateurs, que nous verrons juste après l’autofocus. Comme pour les autres réglages, vous avez plusieurs choix de réglages concernant l’autofocus :

Le mode AF-A  (tout automatique)

Je le déconseille vivement, car il a pour fâcheuse habitude de faire la mise au point sur ce qui est le plus proche de l’appareil photo. Si vous souhaitez faire la MAP sur un sujet qui se trouve à 5 m et qu’un arbre par exemple se trouve plus proche que le sujet, le mode AF-A fera 9 fois sur 10 la MAP sur l’arbre et non sur le sujet choisi. Laissons le mode AF-A à celles et ceux qui ne savent pas, et qui ne souhaitent pas savoir.

Le mode MF (Manuel Focus)

Comme son nom l’indique, c’est le mode manuel, c’est à vous d’effectuer la MAP manuellement en tournant la bague qui se trouve sur l’optique. Vous pouvez vous aidez en regardant l’image sur l’écran de contrôle de l’appareil tout en tournant la bague et de juger par vous-même quand c’est net. Autre méthode, vous tournez la bague jusqu’à ce que le ou les collimateurs s’allument, puis vous déclencher pour faire la photo.

Le Manuel Focus est utilisé sur des optiques dépourvues d’autofocus, ou pour des cas particuliers comme pour les photos (macro) et pas toujours,  ou dans des conditions de prise de vue difficiles. Je ne m’attarde pas sur ce mode, si vous avez une optique avec auto-focus, autant vous en servir dans un premier temps, libre à vous d’explorer le MF plus tard. Ne perdez pas de vue que le Manuel focus prend plus de temps qu’un auto-focus. Je précise que ces articles sont destinés aux débutants, c’est la raison pour laquelle je ne parle pas de manuel-focus lié à l’hyperfocale. Inutile donc aux non débutants de me dire en commentaire que vous êtes rapide car vous utilisez l’hyperfocale !

Voyons maintenant les mode auto-focus les plus courants. (sauf le mode AF-A déjà vu)

Le mode AF-S ou one shot sur canon

C’est le mode que l’on utilise généralement pour faire la mise au point sur des sujets immobiles comme pour des portraits posés ou encore des paysages.

Vous appuyez à mi-course sur le déclencheur, la MAP s’effectue sur votre sujet. Vous pouvez faire la photo. Si vous ne faite pas la photo, et tant que vous ne relâchez pas le déclencheur, la MAP est bloquée. Ce qui signifie que du fait qu’elle soit bloquée vous pouvez bouger légèrement l’appareil photo de gauche à droite et changer de cadrage. Cela dit, la mise au point reste là ou vous l’avez faite vu qu’elle est bloquée. Ne perdez jamais de vue que la mise au point est comme dit précédemment calculer en fonction de la distance qui sépare le sujet du plan focal. Si quand vous avez fait la MAP vous avancez où reculer, vous devez faire une nouvelle MAP sinon se sera flou.

Le mode AF-C ou AI servo chez canon

Le mode AF-C est un mode de mise au point continue, et donc destiné à la photo de sport par exemple. Il permet de suivre un sujet en mouvements et d’obtenir une photo nette vu que la      mise au point est faite en continue tant que vous gardez le déclencheur à mi-course. Bien évidemment il va de soi que si vous photographiez une Formule 1 à 300 km/h tout en ayant une vitesse d’obturation faible, la belle F1 ne sera pas nette. La netteté d’une image ou de son sujet en AF-C est dépendante de la vitesse d’obturation et de la manière de prendre la photo.

Voici trois exemples pour trois rendus de photos différents avec un même sujet :

Prenons la belle F1 que vous allez photographier de côté, elle passe sur la ligne droite et vous êtes sur le bas-côté de la piste : Vous choisissez le mode AF-C et une vitesse d’obturation élevée comme 1/4000. Vous avez préalablement fait les réglages de la sensibilité ISO et de l’ouverture du diaphragme pour obtenir une exposition à votre gout.

Cas n°1

Vous souhaitez que seule la voiture soit nette.Il vous faut la suivre avec l’appareil photo comme si vous visiez un oiseau en vol avec un fusil. Du fait que vous suiviez la voiture, que votre vitesse d’obturation soit élevée seule la voiture sera nette, tout le reste sera flou du au mouvement latéral de l’appareil photo.

Cas n°2

Vous souhaitez que tout soit net.Vous placez l’appareil, vous ne bougez pas et attendez que la voiture soit dans le cadre pour faire la photo. Du fait d’une vitesse d’obturation élevée, et, que l’appareil ne bouge pas tout sera net, la voiture et l’arrière-plan.

Cas n°3

Vous souhaitez que la voiture soit floue et l’arrière-plan net pour donner un effet de filet. Vous réduisez la vitesse d’obturation comme à 1/200 (faire des essais) et comme le cas n°2 vous attendez que la voiture soit dans le cadre sans bouger. Du fait que vous ne bougiez pas l’arrière-plan sera net, et comme la vitesse d’obturation n’est plus 1/4000 mais 1/200 et vu que la voiture roule à 300 km/h vous avez de forte chance d’obtenir la photo désirée.

Comme indiqué ci-dessus, la netteté en mode AF-C dépend aussi de la manière de faire la photo. Nous avons ici trois photos différentes avec le même sujet (la voiture) et faite au même endroit (le bas-côté de la piste).

L'autofocus est lié aux collimateurs

Les collimateurs :

Les fameux petits points ou carrées qui s’affichent sur l’écran et dans le viseur. Eux aussi bénéficient de plusieurs réglages en fonction de vos besoins, de vos choix.

D’une part le fait qu’ils s’allument vous permet de savoir ou est faite la mise au point.

D’autre part, si comme sur mon appareil il(s) reste(nt) allumé(s) quand la mise au point est effectuée, vous savez que vous pouvez faire votre photo sans crainte ni doute.

Prenons les modes de réglages des collimateurs les plus répandus.

Le collimateur central

Il est au centre du capteur, et, est généralement le plus performant, bien que de nos jours les boîtiers se sont considérablement améliorés et de fait, les collimateurs avec.

Le « défaut » du collimateur central c’est qu’il vous oblige à centrer le sujet vu qu’il est central. Dans l’hypothèse où vous effectuer un recadrage après avoir fait la mise au point pour que votre sujet ne soit pas centré, cela nécessite d’utiliser le mode AF-S, de ne pas relâcher le déclencheur, de recomposer (recadrer) votre image pour ensuite déclencher la photo.  Il est évident que ça prend du temps et une certaine habitude, sans parler qu’il n’est pas très bon de déplacer l’appareil après avoir fait la mise au point, surtout quand vous êtes le propriétaire d’un appareil doté d’un capteur de plus de 24 Mpx. Au plus le capteur a de pixels, au plus la mise au point doit être précise pour obtenir un sujet bien net.

Les groupes de collimateurs :

L’ensemble des collimateurs est divisé en trois groupes selon les modèles d’APN.

Vous avez un groupe qui couvre le côté gauche du capteur, un le côté droit et un autre le centre. J’utilise parfois ce genre de choix pour du paysage avec l’appareil photo sur trépied. Comme il est sur trépied je choisi le cadrage voulu, puis je verrouille la rotule pour que l’appareil ne bouge plus. Du fait que la rotule soit bloquée le groupe de collimateur me permet de définir la zone sur laquelle je souhaite mettre l’accent, mettre en évidence telle ou telle partie de l’image.

Le collimateur local :

A l’aide de la roulette placée sur le bloc arrière de l’appareil photo, vous pouvez choisir le collimateur que vous souhaitez utiliser. Une fois votre cadrage effectué, vous utilisez la roulette et placer le collimateur sur la partie du sujet qui vous intéresse. J’utilise cet option 95% du temps pour éviter de déplacer l’appareil comme l’oblige le collimateur central quand on ne veut pas que le sujet soit centré. Tout comme ce dernier, cela nécessite un certain entrainement et une habitude pour ne pas être trop long pour faire une mise au point, surtout si vous faite du portrait par exemple. Cela dit, l’habitude et la rapidité  d’utiliser ce mode ne prend pas des années non plus. En deux mots, c’est le collimateur que je conseille d’utiliser généralement.

La balance des blancs

Le réglage de la balance des blancs consiste à neutraliser une dominante de couleur. Si par exemple l’appareil photo est réglé sur lumière du jour et que vous photographier en intérieur sous une lumière fluorescente, les photos auront une dominante verte.

Vous avez plusieurs possibilités de réglages, voyons les plus courantes :

  • La balance des blancs automatique. (AWB) Automatic White Balance

Le réglage de la BdB en automatique fonctionne en utilisant une base de données que l’appareil photo a en mémoire. L’appareil photo compare la température de couleur de l’éclairage ambiant de la scène que vous voulez photographier avec les fichiers de la base de données. Quand il a trouvé le fichier qui correspond à la température de couleur de la scène il applique le réglage équivalent. De manière générale et dans des conditions de prise de vue classiques, la balance des blancs auto fonctionne assez bien. Mais comme tout automatisme il lui arrive de se tromper. Soyez vigilant.

La balance des blancs sélectionnées

Dans le menu BdB, vous trouverez des préréglages comme :

Lumière du jour, ombre, nuageux, incandescent, fluorescent, blanc chaud, fluorescent, blanc froid, fluorescent blanc neutre, fluorescent lumière du jour, flash

C’est à vous de déterminer quelle est le type de lumière qui illumine la scène à photographier, et à paramétrer votre appareil photo. Si vous êtes en extérieur vous régler votre Bdb sur lumière du jour par exemple. Si votre scène est éclairée par des flashs, le réglage sera flash.

Choix d'une température de couleur

Quand vous accédez au menu K (kelvin) il vous est possible de donner l’information de la température de couleur de la source qui illumine votre scène ou que vous souhaitez appliquer. Si par exemple vous êtes dans votre salon et que votre éclairage a une température de couleur de 3200 k, il vous suffit de paramétrer la balance des blancs sur 3200 k pour que vos photos aient une température de couleurs fidèles à la réalité, ou alors d’en choisir une autre pour donner un effet à vos images.

Un exemple, vous photographiez madame ou monsieur en pleine journée sous un ciel bleu ce qui correspond à lumière du jour (5500 k). La température de couleurs vous semble (froide légèrement bleutée). Rien ne vous empêche par exemple de passer à 6500 k pour que votre photo est un rendu plus chaud, plus orangé, pour donner une sensation de chaleur en été.

Autre cas de figure, vous êtes en intérieur, et l’éclairage de la pièce est mixte. Éclairages de différentes températures, il vous faudra faire un choix, ou privilégier la température de couleur la plus présente dans la pièce, ou si elles sont à part égale, la température que vous aimez le plus. Il existe un autre moyen plus précis qui uniformise les sources de différentes températures, c’est l’utilisation de gélatines correctrices, mais je ne vous en parlerais pas tout de suite.  

La balance des blancs personnalisée

 Un grand nombre de photographes restent horriblement confus par la gestion des couleurs. Cependant, c’est un processus assez simple qui garantit que les images conservent une apparence cohérente lorsqu’elles sont affichées sur papier ou ailleurs. 

Très peu de « formateurs » en photographie savent, ou ne disent pas, qu’une exposition précise joue un rôle clé pour extraire les meilleures couleurs possibles et rendre la post-production plus efficace.

Pour obtenir des couleurs précises, nous devons d’abord régler correctement la balance des blancs, ce qui peut être fait en photographiant une cible neutre (gris 18%) pour définir une balance des blancs personnalisée. 

Cela définit la température de couleur de base pour la scène, de sorte que les gris perdent tout biais de couleur, tandis que les blancs restent propres sans nuances de magenta ou de bleu, par exemple.

Peu importe si l’image cible est à l’envers ou même floue avec le bougé de l’appareil photo, mais elle doit être éclairée uniformément et exposée avec précision, sinon la balance des blancs est probablement incorrecte. Ceci n’est qu’un exemple de la façon dont l’exposition joue un rôle dans la gestion des couleurs.

Si vous utilisez la charte Spyder Checkr 24 pour la gestion de la balance des blancs, les blancs, et les noirs en post-production voici les étapes à suivre :

Avant de commencer votre série de photos (au format RAW), placez la mire devant ou à côté du sujet que vous allez photographier. Cette image étalon réalisée vous servira en post-production pour vos réglages d’exposition, de balance des blancs, du point blanc et du point noir de toutes vos photos réalisées dans les mêmes conditions d’éclairage. Une fois devant le logiciel de développement, recadrer votre image étalon pour ne conserver que la mire.

Cliquez sur la vignette E2 avec la pipette (réglage de balance des blancs) de votre logiciel pour appliquer la mesure effectuée. Déplacez la souris sur la vignette E1 et contrôler la valeur indiquée sous l’histogramme. Si besoins réglez l’exposition pour obtenir 90% (ou Valeurs RVB 230/230/230). Si besoins procédez de la même manière pour le noir avec la vignette E6 pour obtenir 4% (ou valeurs RVB 10/10/10)

Il est possible que vous n’arriviez pas à obtenir avec exactitude les valeurs indiquées ci-dessus. Si c’est le cas prenez la valeur qui s’en rapproche le plus.

Enregistrez votre réglage (créer un presets) afin de pouvoir l’appliquer sur toutes vos photos de la même cession. Si vous changez d’éclairage ou de lieux, refaite une photo étalon avant le début de la nouvelle séance. Cette nouvelle image étalon vous servira pour toutes les autres photos prises sous un éclairage ou un lieu différent.

Pour en savoir plus sur l’utilisation complète de la charte Spyder Checkr 24, contactez-moi via l’onglet contact. Je vous ferais parvenir le dossier PDF complet de Datacolor et en Français par retour de mail.

La vitesse de sécurité à main levée

Il y a une règle en photographie qui dit que pour éviter un flou de bouger ( du photographe) sur une photo, il est conseillé de ne pas shooter en dessous de la focale utilisée. Exemple si la focale est de 100 mm, la vitesse d’obturation ne doit pas être en dessous de 1/100 ème, à 200 mm vitesse = ou supérieure à 1/200.

Cette règle est destinée au capteur plein format (24*36). Ce qui signifie que si vous avez un capteur APS-C vous devez tenir compte de la focale équivalente. 

Capteur APS-C = Focale * 1.5, exemple 100 mm * 1.5 = 150  soit une vitesse de 1/160 mini à main levée .

ATTENTION, on parle de focale équivalente, ce qui signifie que la focale reste la même, c’est l’angle de champ couvert par l’objectif qui change. C’est pourquoi je n’ai pas écrit mm à la fin de 150.

La vitesse de sécurité à main levée + stabilisation boitier et/ou optique

Comme c’est trop simple, compliquons la chose… Il y a des boîtiers et/ou des optiques stabilisés. De ce fait, cette stabilisation vient en déduction de la vitesse de sécurité à main levée, je m’explique.

Prenons le Sigma 70-200 Apo-Dg-Ex-HSS f/2.8.

Sigma annonce une stabilisation optique de 4 diaphs ! Cela signifie qu’il est en théorie possible de faire des photos sans flou de bougé 4 diaphs en dessous de la vitesse limite à main levée.

Exemple : sur capteur APS-C pour une focale de 200 mm le calcul est le suivant : 200*1.5 = vitesse limité normale 1/320

1/320 moins 4 diaphs de stabilisation 

(1/160) (1/80) (1/40) (1/20)

la vitesse limite sera donc de 1/20.

Pour un plein format, à 200 mm vitesse limite 1/200 – 4 diaphs = 1/12

200 (100 – 50 – 25 – 12)

Par prudence, personnellement, je n’enlève que 3 diaphs sur 4 quand la stabilisation est de 4 diaph, et 1 diaph sur 2 quand la stabilisation est de 2 diaph.

200 (100 – 50 – 25 – 12)

 Vous devez connaitre votre matériel c’est impératif ! 

Quel capteur numérique avez-vous dans votre appareil photo ?

Quel facteur devez-vous appliquer ? (seul les capteur 24*36 n’ont pas de facteur)

Votre boitier est-il stabilisé, si oui de combien ?

Vos optiques sont-elles stabilisées ? si oui de combien ?

Vous trouverez toutes ces informations sur les notices d’utilisation de vos matériels ou sur internet. C’est le seul moyen que vous avez de savoir ce que vous pouvez faire ou pas avec votre matériel.

Le triangle de l’exposition

L’exposition en photographie consiste à faire qu’une photo ne soit ni trop claire ni trop sombre. Il n’existe pas de bonne exposition , l’exposition d’une photo est le résultat de ce que souhaite le photographe comme rendu final.

Un photographe est en droit de faire que la photo soit sombre ou claire, selon son choix. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, ils se respectent.

Voyons maintenant comment gérer l’exposition d’une photographie en mode manuel.

La gestion de l’exposition s’effectue en réglant 3 paramètres sur l’appareil photo :

1- La Sensibilité ISO

2- Le Diaphragme

3- La Vitesse d’Obturation

La Sensibilité ISO

Sur un appareil photo il est possible de régler la sensibilité ISO. Voici les valeurs ISO normalisées valant un diaph ou IL ou EV ou Stop.

100.200.400.800.1600.3200.6400.12800.25600 …

Constatez que c’est toujours le double 100….200….400

Cela signifie que si l’on passe de 100 à 800 ISO on a multiplié par 8 la sensibilité du capteur à la lumière. Entre chacune de ses valeurs il y a d’autres valeurs. Elles représentent des 1/3 de diaph ou de Ev ou de Il c’est la même chose.

100.125.160.200.250.320.400.500.640.800.1000.1250.1600.2000.2500…

Les 1/3 de diaph permettent au photographe d’ajuster plus précisément l’exposition.

A RETENIR

L’écart entre un diaph PLEIN et l’autre c’est toujours le double en + ou en –

Attention : Un capteur a une sensibilité dite « native » qui se situe entre 100 et 200, c’est la sensibilité ou le capteur est le plus performant.

De monter la sensibilité du capteur est une aide précieuse quand la lumière se fait rare, ou quand on a besoin d’une vitesse plus élevée, mais elle a des limites.

Au plus vous montez la sensibilité du capteur à la lumière au plus vous avez des risques de dégradation des images. La montée en sensibilité crée deux sortes de phénomènes.

1 – Le bruit de luminance, qui est la composante colorée des pixels bruités, il est visible sous la forme de taches de couleurs aléatoires.                                      

2 – Le bruit de chrominance, qui est la composante lumineuse des pixels bruités, il est visible sous la forme de taches plus foncées ou plus claires donnant un aspect granuleux à l’image.

La vitesse d’obturation :

Un appareil photo numérique a un obturateur placé devant le capteur numérique. Il s’ouvre et se ferme en fonction du temps de pose déterminé ou par le photographe ou par l’automatisme de l’appareil selon le mode de prise de vue sélectionné. L’obturateur permet donc de gérer la quantité de lumière qui atteint le capteur en fonction de la durée.

Voici les vitesses valant un diaph ou IL ou EV ou Stop

1/8000   1/4000   1/2000   1/1000   1/500   1/250   1/125   1/60   1/30   1/15   1/8   ¼   ½   1’’   2’’   4’’   8’’ 15’’   30’   bulb

Constatez que c’est encore et toujours le double  1/125….1/250….1/500, en plus ou en moins. Cela signifie que si l’on passe de 1/250 à 1/125 on a multiplié par 2 le temps de pose. A contrario de 1/125 à 1/250 on a divisé par deux le temps de pose.

Comme pour la sensibilité ISO entre chacune de ses valeurs il y a d’autres valeurs. Elles représentent aussi des 1/3 de diaph.

1/125  1/160  1/200 1/250 1/320 1/400 1/500

Les 1/3 de diaph permettent au photographe d’ajuster l’exposition

A RETENIR

L’écart entre un diaph PLEIN et l’autre c’est toujours le double en + ou en – En dehors du fait que la vitesse d’obturation joue un rôle sur l’exposition, elle est aussi un moyen de créativité photographique. Elle permet de figer un mouvement, (vitesse rapide). 

Elle permet de suggérer le mouvement d’un sujet, (vitesse moyenne sur un sujet mobile), ou encore de créer un filet, (pose longue). Nous reviendrons plus tard sur se moyen de créativité qu’il est possible d’utiliser pour faire une photo plus dynamique

Le diaphragme

3ème et « dernier » élément permettant de gérer l’exposition. Pour celle ou celui qui fait majoritairement de la photo de paysage ou de portrait, le diaphragme est l’outil créatif par excellence. Il permet de contrôler la Profondeur de Champ et la quantité de lumière qui entre dans l’objectif.

Comme la sensibilité ISO et la vitesse d’obturation, voici les valeurs valant un diaph plein.

Valeurs pleines

f/1   f/1,4   f/2   f/2,8   f/4   f/5,6   f/8   f/11   f/22

Valeurs des 1/3 de diaph

f/1  f/1,1  f/1,2  f/2  f/2,2      f/2,5  f/4     f/4,5     f/5        f/5,6     f/6,4 f/7,1 f/8  f/9  f/10  f/11  f/13      f/14   f/16   f/18      f/20   f/22

La aussi, de passer d’une valeur pleine à une autre multiplie ou divise par deux la quantité de lumière. Voyons ça de plus prêt…

3- Le diaphragme

La Profondeur De Champ

Définition sur Wikipédia : La profondeur de champ correspond à la zone de prise de vue dans lequel doit se trouver le sujet à photographier pour que l’on puisse en obtenir une image que l’œil (ou un autre système optique) acceptera comme nette. L’étendue de cette zone dépend de plusieurs paramètres de la prise de vue – notamment :

1- l’ouverture du diaphragme de l’objectif

2- la distance de mise au point et les dimensions de la surface du capteur numérique.

3-la longueur focale de l’objectif 

Conclusion sur la Profondeur de Champ :

Plus l’objectif est proche du sujet, moins la PDC est étendue.

Plus la focale est longue, moins la PDC est étendue.

Plus le diaphragme est ouvert (petit chiffre), moins la PDC est étendue.

Inversement :

Plus l’objectif est éloigné du sujet, plus la PDC est étendue.

Plus la focale est courte, plus la PDC est étendue.

Plus le diaphragme est fermé (grand chiffre), plus la PDC est étendue.

Restons un instant sur le diaphragme pour comprendre ce qui peut être une bizarrerie pour certains d’entre vous concernant les valeurs d’ouvertures.

 Deux questions peuvent vous venir à l’esprit :

 1 – Pourquoi un grand chiffre comme f/16 c’est moins de lumière que f/5.6 ? et inversement un petit chiffre plus de lumière qu’un grand ?

2 – Pourquoi les chiffres ne sont-ils pas des chiffres ronds et donc aussi compliqués à retenir ?

En fait ce n’est pas sorcier, il suffit de comprendre ce que signifie f/5.6

 f = focale (ex 100 mm) sur l’optique.

/ = le signe divisé.

5.6 étant le diviseur.

 Ce qui donne 100/5.6 = 17.85 mm

Le résultat (17.85 mm) est le diamètre du trou du diaphragme ou passe la lumière. Autre exemple avec une focale de 24 mm et une ouverture de diaphragme de f/11 le calcul est le suivant 

24 mm/11 = 2.18 mm

Le résultat (2.18 mm) est le diamètre du trou du diaphragme ou passe la lumière. Focale utilisée divisée par le diamètre du trou donne l’indice d’ouverture affiché sur votre APN .

Pour les deux exemples ci-dessus cela donne :

Pour le 24 mm (24/2.18) = 11 (f/11)

Pour le 100 mm (100/17.85) = 5.6 (f/5.6)

Ceci explique pourquoi les chiffres ne sont pas toujours ronds. Pour mieux comprendre, nous allons faire une métaphore en vous épargnant celle du sceau d’eau et du robinet 😉 qui est à mon sens plus un casse-tête qu’autre chose :

Vous avez 100€ (la focale), vous vous les partagés à 8 (la valeur du diaphragme), cela fait 12.50€ par personne (diamètre du trou). Les mêmes 100€ vous vous les partagés maintenant à 4 et non plus à 8. Il vous reste 25€ par personne. Ce qui explique le pourquoi au plus le chiffre f/ (le diviseur) est grand au moins il passe de lumière, au moins il vous reste d’argent.

Pour ce qui est des chiffres (pas ronds, compliqués) comme 6.3 ou 7.1 ou encore 2.8.

Le calcul des valeurs de diaphragmes commence à 1

Puis c’est une suite du résultat de la racine carrée de 2 soit *1.414.

1*1.414 =       1.4

1.4*1.414=     2

2*1.414 =       2.8

2.8*1.414 =   4

2.8*1.414 =   5.6 etc etc   8, 11, 16, 22, 32, 45, 64

Et si vous prenez par exemple 6.3 qui est un 1/3 de diaph et que vous le multiplier par *1.414 vous trouverez 9 un autre 1/3 de diaph. Ce qui revient à dire que de passer de 6.3 à 9 = 1diaph plein.  Nous venons de voir les trois paramètres qui permettent de gérer l’exposition d’une photographie en mode (M) manuel sur votre boitier. C’est bien joli, mais comment les réglés pour obtenir l’exposition souhaitée ?

C’est maintenant que je vous explique tout ça, qui en réalité est très simple à mettre en œuvre, vous allez voir !

Le fonctionnement du triangle de l’exposition

Entrons dans le vif du sujet. Comme déjà dit, les trois paramètres gérant l’exposition  sont indissociables.  

Quand l’exposition souhaitée est trouvée, et que l’on touche à l’un des trois paramètres il nous faudra obligatoirement compenser cette action avec l’un des deux autres paramètres voir avec les deux.

Sur tous les appareils photo numériques vous avez sur l’écran arrière et ou dans le viseur une information qui ressemble à ceci :

Ceci est un posemètre, il permet de mesurer la lumière réfléchie par le sujet et donc l’exposition.

Comment régler l’exposition avec le posemètre intégré ?

  • 1- Je règle la sensibilité Iso. Il fait beau, il y a de la lumière, je choisi donc la sensibilité native comme 100 ou 200 selon mon appareil.
  • 2- Je choisi mon diaphragme, mon sujet photographique est un paysage. Comme je vais faire de la photo de paysage, je choisi que la netteté soit étendue dans mes images, donc je vais choisir une petite ouverture entre f/11 et f/16 pour avoir une grande Profondeur de Champ.
  • 3-Il me reste maintenant à caler la vitesse d’obturation, et faire en sorte que le petit curseur qui bouge sous le posemètre soit sous le zéro, pour obtenir une exposition neutre.

Si le curseur est sur la gauche du zéro c’est qu’il y a une sous-exposition de l’image (image plus sombre). 

Si le curseur est sur la droite du zéro, c’est qu’il y a une surexposition de l’image (image plus claire)

C’est fini, je viens de faire tous les réglages de l’exposition moi-même en mode manuel, j’ai décidé de tout, je n’ai pas laissé l’appareil photo décider pour moi, ce sont bien mes photos et mes choix, pas ceux d’un automatisme.

Attention, ne vous fiez pas à l’histogramme de l’appareil photo pour juger de la bonne exposition de vos images, contrairement à ce que disent majoritairement les « formateurs … » du web

Il existe une fausse affirmation courante selon laquelle vous pouvez vous fier à l’histogramme de l’appareil photo pour juger de l’exposition correcte de vos photos, mais il s’agit d’une erreur majeure si vous photographiez en RAW. 

Le problème avec les histogrammes des appareils photo est qu’ils affichent des informations basées sur la sortie d’un fichier JPEG qui par nature est un fichier compressé.

En aucune manière l’histogramme de votre appareil photo n’est en mesure d’afficher les informations d’un fichier RAW. Seul un logiciel installé sur votre ordinateur comme le logiciel du constructeur de votre appareil photo, ou encore Lightroom, Capture one, Luminar et j’en passe sont capables d’afficher l’histogramme d’un fichier RAW.

Ne perdez jamais de vue qu’un appareil photo est incapable d’afficher un fichier RAW, il est donc obligé de le convertir, le plus souvent en Jpeg, pour pouvoir afficher un histogramme. De fait, l’histogramme affiché et bien l’histogramme d’un fichier « jpeg COMPRESSE» à qui il manque une tonne d’informations.

Les capteurs numériques sont linéaires, ce qui signifie que la plus grande partie des données est stockée dans la partie la plus lumineuse de l’exposition, suivie d’une baisse conséquente à chaque réduction successive de la luminance. 

En pratique, les histogrammes des appareils photo commencent à clignoter (avertissements de surbrillance) bien avant que ceux des fichiers RAW avec d’énormes pertes potentielles dans la plage dynamique.

Selon votre appareil photo, jusqu’à 50% de la plage dynamique potentielle peut être perdue si vous vous fiez à l’histogramme du fichier Jpeg de l’appareil photo. Si votre appareil photo est capable de reproduire une scène avec 10 IL de plage dynamique, 5 IL pourraient être perdus instantanément sans moyen de récupération. Cette erreur affecte chaque image que vous prenez, conduisant à des images plus plates avec des informations d’ombres et de surbrillances réduites.

Pour en savoir plus sur  L’Histogramme c’est quoi ?